Accueil / Fertilité / Tout ce que vous devez savoir sur l’infertilité

Tout ce que vous devez savoir sur l’infertilité

Posted on

Qu’est-ce que l’infertilité ?

On parle d’infertilité lorsque la conception d’enfants n’a pas abouti après un an d’essai. Si vous  êtes une femme et que vous êtes âgée de plus de 35 ans, on parle d’infertilité lorsqu’il n’y a pas eu de grossesse après 6 mois d’essai.

Les femmes qui sont capables de concevoir mais qui ne mènent pas la grossesse à terme peuvent également souffrir d’infertilité

Lorsque la femme n’a jamais pu tomber enceinte, on parle d’infertilité primaire. Lorsque la femme a déjà eu au moins une grossesse réussie, on parle d’infertilité secondaire.

A noter cependant que l’infertilité n’est pas uniquement un problème féminin. Les hommes peuvent aussi être stériles. En fait, les hommes et les femmes sont tous deux susceptibles d’avoir des problèmes de fertilité. Selon le bureau de la Santé des Femmes (Office on Woman’s Health) aux Etats-Unis, environ un tiers des cas d’infertilité concerne les femmes. Mais l’autre tiers concerne les hommes. Et le tiers restant concerne une combinaison d’infertilité masculine et féminine, ou dont la cause est indéterminée.

Les causes de l’infertilité masculine

D’une manière générale, l’infertilité chez les hommes est causée par des problèmes en rapport avec :

  • La bonne production de sperme
  • Le nombre de spermatozoïdes
  • La forme du spermatozoïde
  • La mobilité du spermatozoïde, qui inclut à la fois son mouvement de tremblement et son transport à travers les tubes du système reproducteur masculin.

Il existe une variété de facteurs de risque, de conditions médicales et de médicaments qui peuvent également affecter la fertilité.

Les facteurs de risque

Les facteurs de risque associés à l’infertilité chez les hommes comprennent, mais sans s’y limiter :

  • L’âge avancé
  • Le tabagisme
  • La consommation intensive d’alcool
  • Le surpoids ou l’obésité
  • L’exposition aux toxines, comme les pesticides, les herbicides et les métaux lourds

Les maladies

Voici quelques exemples de maladies pouvant provoquer une infertilité masculine :

  • L’éjaculation rétrograde
  • La varicocèle ou gonflement des veines autour des testicules
  • La cryptorchidie (testicules qui ne sont pas descendus dans le scrotum)
  • Les maladies conduisant les anticorps à attaquer et détruire les spermatozoïdes
  • Un déséquilibre hormonal, comme une faible production de testostérone.

Les médicaments et les drogues

Voici quelques exemples de médicaments et de traitements pouvant affecter la fertilité masculine :

  • La chimiothérapie ou la radiothérapie, utilisée pour le cancer.
  • La sulfasalazine (Azulfidine, Azulfidine EN-Tabs), qui est utilisée pour traiter la polyarthrite rhumatoïde (PR) ou la colite ulcéreuse (CU)
  • Les inhibiteurs calciques, qui sont utilisés pour l’hypertension artérielle.
  • Les antidépresseurs tricycliques
  • Les stéroïdes anabolisants, qui sont utilisés pour améliorer les performances sportives ou les problèmes hormonaux tels que la puberté retardée.
  • Les drogues récréatives comme la marijuana et la cocaïne.

N’importe laquelle de ces choses, ou même une combinaison d’entre elles, pourrait conduire à l’infertilité chez les hommes.

Les causes de l’infertilité féminine

L’infertilité féminine peut être causée par une variété de facteurs pouvant affecter ou interférer avec les processus biologiques suivants :

  • L’ovulation, lorsque l’ovule mature est libérée de l’ovaire.
  • La fécondation, qui se produit lorsque le spermatozoïde rencontre l’ovule dans la trompe de Fallope après avoir traversé le col et l’utérus.
  • La nidation, qui se produit lorsqu’un ovule fécondé se fixe à la muqueuse de l’utérus où il peut ensuite grandir et devenir un bébé.

Les facteurs de risque

Les facteurs de risque d’infertilité féminine incluent :

  • L’âge avancé
  • Le tabagisme
  • La consommation intensive d’alcool
  • Le surpoids, l’obésité ou une insuffisance pondérale importante
  • Les IST (infections sexuellement transmissibles) qui peuvent endommager le système reproducteur.

Les maladies

Voici quelques exemples de maladies pouvant provoquer une infertilité féminine :

  • Les troubles de l’ovulation, qui peuvent être causés par le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou des déséquilibres hormonaux.
  • La maladie inflammatoire pelvienne (PID)
  • L’endométriose
  • Les fibromes utérins
  • L’insuffisance ovarienne prématurée
  • Les cicatrices d’une chirurgie antérieure

Les médicaments et les drogues

Voici quelques exemples de médicaments et de traitements pouvant affecter la fertilité féminine :

  • La chimiothérapie ou la radiothérapie
  • La prise à long terme d’anti-inflammatoires non stéroïdiens à haute dose (AINS) tels que l’aspirine (Bayer) et l’ibuprofène (Advil, Motrin).
  • Les antipsychotiques
  • Les drogues récréatives comme la marijuana et la cocaïne

Selon la clinique Mayo, les problèmes relatifs à l’ovulation provoquent environ un quart des cas d’infertilité observés chez les couples. Un cycle irrégulier ou inexistant sont les deux principaux signes indiquant l’impossibilité d’ovuler chez la femme.

Le test d’infertilité

Si vous avez essayé de concevoir et que vous n’avez pas pu le faire, vous vous demandez probablement quand vous devriez envisager de consulter un médecin.

Pour découvrir quels sont les tests à effectuer pour évaluer la fertilité de vous et de votre partenaire, lisez ce qui suit.

Chez l’homme

La consultation chez le médecin est indispensable après un an de tentative dans l’un des cas suivants :

  • Dysfonction érectile (ED)
  • Problèmes d’éjaculation, tels que l’éjaculation retardée ou l’éjaculation rétrograde
  • Faible libido
  • Douleur ou gonflement dans la région génitale
  • Intervention chirurgicale antérieure dans la région génitale

Le médecin prendra se renseignera d’abord sur les antécédents médicaux. Il posera des questions sur l’état de santé en général, les antécédents sexuels et les facteurs qui pourraient affecter la fertilité. Il effectuera également un examen physique visant à déceler toute anomalie structurelle sur l’organe génital.

Une analyse de sperme sera probablement réalisée. Le médecin vous demandera de fournir un échantillon de votre sperme. Cet échantillon sera analysé dans un laboratoire et ce, afin de déterminer combien de spermatozoïdes sont présents, s’ils ont une forme normale et se déplacent correctement.

En fonction des résultats de l’examen initial et du spermogramme, le  médecin peut effectuer des tests supplémentaires :

  • Test hormonal
  • Échographie génitale
  • Test génétique

Chez la femme

La fertilité d’une femme commence à diminuer à partir de 30 ans. Voilà pourquoi, les femmes de moins de 35 ans devraient consulter un médecin après un an de tentative. Les femmes de plus de 35 ans, quant à elles, devraient consulter après 6 mois d’essais.

Le médecin se renseignera d’abord sur les antécédents médicaux. Il posera des questions sur l’état de santé en général, sur les antécédents sexuels et toute maladie ou affection pouvant favoriser l’infertilité. Il demandera, par la suite, un examen de la région pelvienne. Et ce, afin de déceler toute anomalie telle que les fibromes, l’endométriose ou la maladie inflammatoire pelvienne.

Le médecin vérifiera également si une ovulation a bien lieu tous les mois. Cette vérification pourra être faite à partir d’un kit de test d’ovulation pouvant être utilisé à domicile, ou grâce à des tests sanguins que l’on réalisera au cabinet  du médecin.

On pourra également avoir recours à l’échographie, pour examiner  l’état des ovaires et de l’utérus.

D’autres tests courants peuvent être faits :

  • L’hystérosalpingographie, une radiologie visant à examiner les trompes de Fallope et l’utérus.
  • La laparoscopie, une endoscopie utilisant une caméra pour examiner les organes internes.
  • Le test de réserve ovarienne, qui utilise une combinaison de tests hormonaux pour déterminer la capacité de conception d’une femme. Ils incluent le test de l’hormone folliculo-stimulante (FSH)

Les traitements contre  l’infertilité

Si, avec votre partenaire, vous n’aviez pas réussi à concevoir un enfant, il faudrait peut-être pensé à suivre un traitement. Le type de traitement va dépendre de plusieurs facteurs :

  • La cause de l’infertilité, si elle est connue.
  • La durée de l’essai (depuis combien de temps vous essayez)
  • Vos âges
  • Votre santé en général
  • Vos préférences personnelles, après énonciation des traitements possibles

Chez l’homme

L’infertilité masculine peut être traitée de différentes manières, selon la cause. Les traitements possibles pour les hommes peuvent inclure la chirurgie, les médicaments et la procréation médicalement assistée.

La chirurgie peut corriger les problèmes expliquant l’absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat. Il peut également corriger les dommages causés par certaines maladies comme la varicocèle. Dans certains cas, le sperme peut être récupéré directement dans les testicules, après quoi, il peut être utilisé dans la procréation médicalement assistée.

Les médicaments peuvent être utilisés pour traiter des problèmes tels que les déséquilibres hormonaux. Ils peuvent également être utilisés pour traiter les maladies qui peuvent affecter la fertilité masculine, telles que la dysfonction érectile ou les infections qui réduisent le nombre de spermatozoïdes.

La procréation médicalement assistée désigne les traitements dans lesquels les ovules et le sperme sont manipulés à l’extérieur du corps. Elle peut comprendre des traitements tels que la fécondation in vitro (FIV) et l’injection intra cytoplasmique de spermatozoïdes ou insémination artificielle. Les spermatozoïdes utilisés dans le cadre d’une procréation médicalement assistée peuvent être pris de l’éjaculat, d’un donneur ou par  extraction des testicules du concerné.

Chez la femme

Le traitement de l’infertilité féminine peut également impliquer une intervention chirurgicale, des médicaments et une aide à la reproduction. Parfois, plusieurs types de traitement sont proposés.

Bien que la chirurgie puisse parfois être utilisée pour traiter l’infertilité féminine, on y a recours que très rarement aujourd’hui. Et ce, en raison des progrès réalisés dans d’autres traitements de la fertilité. La chirurgie n’est nécessaire que dans certains cas :

  • Pour corriger un utérus de forme anormale
  • Pour débloquer les trompes de Fallope
  • Pour enlever les fibromes

La procréation médicalement assistée peut impliquer des méthodes telles que l’insémination intra-utérine (IIU) et la FIV. Pendant l’insémination artificielle, des millions de spermatozoïdes sont injectés dans l’utérus d’une femme au moment de l’ovulation.

La FIV est un traitement qui consiste à retirer les ovules et à les féconder avec les spermatozoïdes d’un homme dans un laboratoire. Après la fécondation, l’embryon est replacé dans l’utérus.

Les médicaments utilisés pour traiter l’infertilité féminine fonctionnent comme des hormones naturellement présentes dans le corps. Elles ont pour objectif d’encourager ou de réguler l’ovulation.

Infertilité et traitements naturels

Il est possible de traiter l’infertilité par des méthodes naturelles. Une revue de 2018 a révélé qu’au moins 29% des couples avaient essayé une forme de traitement naturel ou alternatif de l’infertilité, seul ou en complément de traitements traditionnels. Ces derniers peuvent inclure l’acupuncture et le yoga.

L’acupuncture

L’acupuncture implique l’insertion de petites aiguilles fines dans divers points du corps. On pense que ces points peuvent aider à stimuler son flux d’énergie.

A ce jour, aucune preuve n’a permis de confirmer l’efficacité de l’acupuncture comme traitement de l’infertilité. Une étude récente concernant des essais cliniques réalités, a publié des preuves sur les effets positifs de l’acupuncture sur l’ovulation et la menstruation chez les femmes atteintes de SPOK (Syndrome des ovaires polykystiques).

Le Yoga

Le yoga intègre des postures et des techniques de respiration visant à favoriser la relaxation et à diminuer le stress.

Les études sur le yoga en tant que traitement de l’infertilité ne sont pas nombreuses. Cependant, on pense que la pratique du yoga peut être bénéfique pour soulager le stress qui peut être associé à des traitements visant à améliorer la fertilité.

Les vitamines

De nombreux vitamines et minéraux ont pour rôle de favoriser la fertilité :

  • Folate
  • Zinc
  • Vitamine C
  • Vitamine E
  • Fer

Vous pouvez également envisager d’autres suppléments, tels que les probiotiques, qui peuvent favoriser une digestion saine et améliorer le bien-être général.

Le thé

Une grande variété de « thé de fertilité » est proposée dans le commerce. Mais fonctionnent-elles réellement ?

Les recherches portant sur les effets de ces décoctions sur la fertilité sont très rares. Cependant, une revue récente a révélé que les antioxydants présents dans le thé vert pouvaient aider à favoriser la fertilité. Et ce, en influant positivement sur le nombre de spermatozoïdes et sur leur motilité.

Les huiles essentielles

Les huiles essentielles sont extraites de plantes, généralement de leurs racines, de leurs graines ou de leurs feuilles. Elles peuvent être utilisées pour favoriser la relaxation et réduire le stress. En aromathérapie, on l’utilise pour les massages, pour le bain ou pour l’inhalation (brûlées pour être diffusées).

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les effets que les huiles essentielles peuvent avoir sur la fertilité.

Le régime alimentaire

Pour les femmes, la consommation d’aliments stimulant la fertilité peut être recommandée. Ce type de traitement vise à améliorer l’infertilité causée par des problèmes liés à l’ovulation. Par conséquent, ils ne fonctionneront pas si l’infertilité est causée par des problèmes physiques tels qu’un blocage dans les trompes de Fallope ou la présence de fibromes utérins.

Voici quelques recommandations diététiques visant à stimuler la fertilité :

  • Choisissez judicieusement les glucides en vous concentrant sur les aliments riches en fibres (comme les légumes et les grains entiers) tout en évitant les glucides raffinés riches en sucre.
  • Évitez les gras trans, qui sont présents dans de nombreux produits alimentaires frits et transformés
  • Échangez une partie de vos protéines de sources animales contre des protéines de sources végétales.
  • Choisissez des produits laitiers riches en matières grasses (comme le lait entier) au lieu de produits faibles en matières grasses.
  • Le respect de ces recommandations et une alimentation riche en nutriments peuvent également aider les hommes à améliorer la qualité de leur sperme.

La mise en œuvre de changements alimentaires ainsi que des changements de style de vie tels que le fait d’être plus actif peut aider à favoriser la fertilité.

La période féconde

Les femmes sont plus fertiles au moment où elles ovulent. Le suivi de votre ovulation puis l’augmentation de vos activités sexuelles à cette période peuvent améliorer vos chances de concevoir.

L’ovulation se produit un jour sur le mois. À ce moment, vos ovaires libèrent un ovule mature, qui va migrer vers vos trompes de Fallope. Si l’ovule rencontre un spermatozoïde pendant son voyage, une fécondation peut se produire.

Si un ovule n’est pas fécondé, il mourra dans les 24 heures suivant l’ovulation. Cela dit, le spermatozoïde peut vivre dans le corps d’une femme jusqu’à cinq jours, ce qui augmente les chances de fécondation. Pour cette raison, vous êtes réellement fertile pendant environ cinq à six jours par mois.

L’ovulation ne se produit pas à la même heure chaque mois, il est donc important de reconnaître les signes qui l’annoncent. Ceux-ci peuvent inclure des changements physiques tels que des crampes abdominales et une petite augmentation de la température corporelle.

Faits et statistiques sur l’infertilité

Selon Centers for Disease Control and Prevention (CDC), 12,1% des femmes américaines de 15 à 44 ans ont des difficultés à concevoir et à porter un enfant à terme. Près de 7% des femmes mariées de ce groupe d’âge sont stériles.

En outre, 7,3 millions de femmes âgées de 15 à 44 ans ont utilisé ont eu recours à des traitements d’infertilité. Cela représente environ 12% des femmes de ce groupe d’âge.

Le National Institutes of Health (NIH) estime qu’une femme dans la trentaine est 50% moins fertile qu’une femme dans la vingtaine.

L’Office on Women’s HealthTrusted Source estime qu’environ 20% des femmes aux États-Unis ont maintenant leur premier enfant après l’âge de 35 ans. Cela fait de l’âge un facteur croissant contribuant à l’infertilité.

Environ 9% des hommes ont connu des problèmes de fertilité. Bien que la fertilité masculine puisse également diminuer avec l’âge, elle diminue plus lentement que la fertilité féminine. 

Perspectives sur l’infertilité

Etre diagnostiqué « stérile » ne signifie pas que vos rêves d’avoir un enfant sont finis. Cela peut prendre du temps, mais beaucoup de couples touchés par l’infertilité pourront éventuellement avoir un enfant. Certains le feront eux-mêmes, tandis que d’autres auront besoin d’une assistance médicale.

Le traitement qui vous convient, à vous et à votre partenaire, dépendra de nombreux facteurs, notamment votre âge, la cause de l’infertilité et vos préférences personnelles. De même, le fait qu’un traitement spécifique contre l’infertilité entraîne ou non une grossesse peut dépendre de nombreux facteurs.

Dans certains cas, un problème de fertilité peut ne pas être traité. Selon les circonstances, votre médecin peut suggérer que vous et votre partenaire envisagiez d’utiliser le sperme ou l’ovule d’un donneur, la maternité de substitution ou l’adoption.

One thought on “Tout ce que vous devez savoir sur l’infertilité

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Top